Portraits de patronats

La FER, unique voix patronale de la Suisse romande

Fondée en 1947, la Fédération des Entreprises Romandes (FER) est la seule organisation interprofessionnelle romande d'employeurs consultée par le Conseil fédéral. Elle fédère plus de 47 000 entreprises à travers six cantons et porte la voix du patronat francophone suisse à Berne, en Europe et au sein de l'APF.

Publié et mis à jour le 26 février 20263 min de lecture
La FER, unique voix patronale de la Suisse romande

Une fédération née avec l'AVS

L'histoire de la Fédération des Entreprises Romandes est intimement liée à celle du système social suisse. Fondée le 30 juillet 1947 à Morat, quelques mois avant l'entrée en vigueur du régime d'assurance-vieillesse et survivants (AVS) en 1948, la FER a été créée pour permettre aux employeurs romands de gérer collectivement ces nouvelles obligations sociales. Ce rôle fondateur de gestionnaire des institutions sociales — caisses de compensation AVS, prévoyance professionnelle (2e et 3e piliers), allocations familiales — reste aujourd'hui l'une de ses missions centrales.

Basée à Genève (98, rue de Saint-Jean), la FER s'est progressivement affirmée comme bien plus qu'un organe de gestion : elle est devenue la seule organisation interprofessionnelle romande d'employeurs reconnue par les autorités fédérales.

Six cantons, une seule voix

La FER réunit six associations patronales cantonales couvrant la quasi-totalité de la Suisse francophone :

Seul le canton de Vaud a choisi d'avoir sa propre organisation (le Centre Patronal). Au total, plus de 47 000 entreprises sont membres du réseau, ce qui en fait un acteur économique de premier plan à l'échelle nationale.

La FER Genève, sa composante la plus importante, regroupe à elle seule 29 000 entreprises, emploie quelque 350 collaborateurs et gère plus de 80 associations professionnelles. Elle assure des services concrets aux employeurs : conseil juridique (SAJEC), gestion des assurances sociales, formation continue, négociation de conventions collectives et relations du travail. Depuis janvier 2026, la FER est également membre officiel de l'Union patronale suisse (UPS), renforçant ainsi son poids dans le dialogue social national.

L'interlocuteur du Conseil fédéral

Ce qui distingue la FER dans le paysage patronal suisse, c'est son statut d'unique organisation interprofessionnelle romande consultée par le Conseil fédéral. Chaque année, elle se prononce sur plus d'une cinquantaine de procédures de consultation — projets de lois, ordonnances, accords internationaux — et ses prises de position sont fréquemment citées par les autorités fédérales dans leurs rapports.

Ses domaines d'intervention couvrent l'ensemble des enjeux économiques romands : fiscalité, politique européenne, droit du travail, assurances sociales, formation professionnelle et aménagement du territoire. La FER porte la voix des employeurs romands tant à Berne qu'auprès des gouvernements cantonaux.

Gouvernance et direction

La présidence de la FER (faîtière et FER Genève) est assurée depuis 2015 par Ivan Slatkine, éditeur genevois et dirigeant de Slatkine Reprints SA. Le secrétariat général de la FER faîtière est confié à Arnaud Bürgin, avocat de formation, qui occupe également depuis juin 2025 la fonction de directeur général de la FER Genève. Cette imbrication entre les deux structures assure une cohérence entre l'action opérationnelle genevoise et le poids politique romand à Berne.

Rayonnement international

La FER est active sur la scène européenne à travers le FODERE (Forum pour le Développement des Entreprises des Régions Européennes), qui réunit depuis 1987 les organisations patronales de cinq régions : Suisse romande, Auvergne-Rhône-Alpes, Catalogne, Piémont et Bade-Wurtemberg. Elle est également membre de l'Alliance des Patronats Francophones (APF), de BusinessEurope, d'Eurochambres et de l'Organisation internationale des Employeurs (OIE).

Les missions de la FER

  • Défendre les intérêts de ses membres en particulier et de l’économie romande en général.

  • Représenter ces intérêts au niveau régional et national.

  • Faciliter l’accomplissement des tâches sociales qui incombent aux chefs d’entreprise.

  • Encourager, à tout niveau, le développement du partenariat social.

  • Soutenir toute mesure susceptible de favoriser la libre entreprise.